Humanitaire

Un afflux massif de déplacés dans la province du Lac provoque l’arrêt des activités à Forkolom

un camps de refugiés

On dénombrait plus de 101 300 ménages, soit près de 458 000 personnes déplacées dans la Province du Lac à la fin du mois de mars, selon le rapport de l’agence des Nations Unies, OCHA. La suspension des activités humanitaires sur le site de Forkolom est intervenue après une attaque le 22 mars de  groupes armés non-étatiques.

Selon le rapport, les incidents répétés des groupes armés non-étatiques (GANE) dans les parties nord, nord-ouest et les zones insulaires au sud de Bol continuent de provoquer des mouvements de populations. De décembre 2020 à février 2021, on a recensé 2 891 ménages de 12 591 individus (estimations DTM) en quête de protection et d’assistance humanitaire. Environ 5 093 personnes déplacées de décembre 2020 à fin janvier 2021 n’ont pas reçu d’assistance alimentaire, y compris les personnes non assistées enregistrées sur le site de Forkolom.

Pour OCHA, depuis septembre 2020, les inondations liées à la montée des eaux du lac ont détruit 14 000 hectares de cultures semées pour environ 55 000 producteurs. Plus de 30 000 personnes ont rejoint les terres fermes et attendent une assistance. Ces personnes en situation de déplacement (PDI) à cause des inondations, ont rejoint les principaux sites tels que Kousseri, Forkolom, Dum-Dum, Kafia site, situés dans le département de Kaya. Des réponses en vivres et articles ménagers essentiels ont été apportées mais elles restent insuffisantes au vu des besoins conséquents. L’installation de ces nouveaux déplacés sur les sites et villages hôtes n’a pas permis de procéder au triage des anciens et par conséquent, les nouveaux déplacés n’ont pas été clairement identifiés et assistés.

A cela, s’ajoutent les zones insulaires de Bol et Kangalam. Les responsables militaires ont recommandé aux acteurs humanitaires d’éviter les zones de Kangalom et Tetewa, peu sûres, mais aussi l’axe Ngouboua vers Tchoukoutalia où existe un risque de mines, sauf à s’y rendre avec une escorte armée. Les chefs des agences des Nations Unies, tenant compte de l’évolution de la situation sécuritaire qui prévaut dans la province et les orientations données par les autorités, ont demandé aux organisations humanitaires de rester vigilantes. Elles pourront communiquer leur déplacement aux services de sécurité à travers leurs points focaux de sécurité.

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