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Tchad: l’appel à manifester de la société civile est réprimé

Les manifestations ont commencé très tôt ce matin dans certains quartiers de Ndjamena. A Walia, dans le 9ème arrondissement, dés 4h du matin, on pouvait percevoir de loin les cris et sifflets des jeunes manifestants, déterminés à se faire entendre. Tout ceci après l’appel à manifester de la Coordination des actions citoyennes (CAC) dirigée par Max Loalngar, Président de la Ligue Tchadienne des Droits de l’Homme pour dire « Non à la monarchisation du pouvoir au Tchad ».

Les manifestations n’ont pas eu lieu qu’a Walia dans le 9ème arrondissement où des jeunes,  déterminés, étaient sortis la plupart en tenue de sport et bouteille d’eau à la main pour résister à la chaleur. Il y en eut aussi dans le 7ème arrondissement de Ndjamena et à Moundou dans le sud du pays. Selon les informations officielles, le bilan est de 3 morts, une vingtaine de blessés et de nombreuses personnes arrêtées. Selon plusieurs observateurs, depuis que les manifestations ont commencées au Tchad, celle-ci fut marquante.  On signale aussi l’arrestation de certains journalistes partis couvrir la marche, relâchés plus tard.  On rapporte que l’artiste musicien Rais Kimet a été blessé par balle.

La manifestation « WAKIT TAMA » a  donc été réprimée. A Walia hadjarai, vers la station Total sur le goudron menant vers Gueli, des jeunes ont saccagé la station. Dans les quartiers, les concessions, les espaces cachés et les bas-fonds, on pouvait voir des attroupements de jeunes manifestants cherchant des stratégies pour esquiver la police. Ils n’avaient qu’un seul slogan repris aux lèvres : Non au pouvoir des militaires et non à la France pour son ingérence.

Ces événements  se passent le lendemain de la nomination de Pahimi Padaké Albert comme Premier Ministre de la Transition. Une nomination qui reste très controversée.

 

 

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