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Tchad : la manifestation de Wakit-tama autorisée par le gouvernement a bien eu lieu

Plusieurs centaines de personnes à Ndjamena sont sorties ce matin du 29 juillet pour marcher. Cette marche a eu lieu à la suite de l’appel de la plateforme wakit-tama qui a appelé les Tchadiens à marcher pour « dénoncer la dévolution monarchique du pouvoir, la confiscation du pouvoir par le Conseil militaire de transition et les violations systématiques des droits humains. »

Pour la première fois, cette marche a été encadrée par un dispositif des forces de l’ordre. Etaient présents dans le cortège des associations de la société civile, le parti Les Transformateurs  et même des membres de l’organisation des diplômés sans emploi dont les responsables ont appelé à soutenir wakit-tama .

Sur les pancartes, affiches et autres banderoles tenues par les manifestants, on pouvait lire des slogans tel que : “non à la monarchie” “non au dialogue exclusif”, “oui au dialogue inclusif”, “non à la dynastie”, “respect du délai de transition”, “emploi pour tous”, “non à l’injustice, non à la corruption” . “La France hors du Tchad” . On a observé des manifestants dans les villes du sud du pays mais c’est a Ndjamena que la mobilisation était importante.

Prévue initialement par les organisateurs sur trois axes pour converger vers la place de la nation, la marche a été finalement autorisée par les autorités sur l’axe rondpoint Hamama vers le palais du 15 janvier. Le calme a régné lors de la marche, même si une pancarte et des drapeaux français ont été brûlés.

Pour rappel, lors des marches passées, le 27 avril exactement, six personnes avaient été tuées, selon le bilan des autorités et neuf selon une autre source. Pour toutes les marches, plus de 600 personnes ont été arrêtées.

 

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