sécurité

Week-end de Tabaski sanglant dans le bassin du lac Tchad.

Le week-end de la fête sanglant aura été sanglant dans le bassin du lac Tchad. Deux  soldats et trois civiles tués suite à une attaque des présumés membres du Boko Haram à Gubio et 3 morts et plusieurs blessés à  Goumouldi à l’extreme Nord du Cameroun.

En effet, une base de l’armée nigériane a été attaquée dans la soirée du samedi 10 août à Gubio,  à 80 kilomètres de Maiduguri, la capitale de l’etat de Borno au Nord-est du Nigéria. Au cours de cette attaque, menée par des présumés combattants du groupe de l’Etat Islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP), deux soldats nigérians et trois civils ont été tués, ont affirmé à l’AFP deux sources militaires.

Ces sources ont précisé que,  les djihadistes, arrivés à bord de pick-ups équipés de mitrailleuses lourdes, ont attaqué la base vers 18H00 GMT et ont fait un accrochage avec les soldats pendant près de deux heures.

Selon un  officier, l’attaque a finalement pu être repoussée grâce à l’arrivée de renforts aériens. L’officier ajoute que : « Les terroristes ont été pulvérisés et contraints de battre retraite. Onze d’entre eux ont été tués et trois de leurs véhicules ont été saisis ».

L’ISWAP avait déjà attaqué cette base en mai dernier tuant trois soldats, selon des sources sécuritaires nigérianes, 20 selon les revendications du groupe jihadiste.

Selon le témoignage d’un responsable de milice d’autodéfense, les combattants de la faction rivale Boko Haram, également active dans le nord-est, ont attaqué dimanche le village de Ngwom, à 14 kms au nord de Maiduguri, faisant deux morts et incendiant des maisons . »Une femme a eu une oreille coupée par les insurgés en guise de punition pour avoir résisté lorsqu’ils lui ont pris ses bijoux », a ajouté M. Kolo.

Le groupe fidèle au leader historique de Boko Haram, Abubakar Shekau, s’en prend lui davantage aux civils lors des attaques des villages destinés à piller des ressources.

Une attaque autre terroriste perpétrée par les membres présumés de la secte Boko Haram dans la nuit du samedi 11 Aout 2019 à Goumouldi, une localité située dans l’extrême Nord du Cameroun a fait trois morts et plusieurs blessés.

Selon les sources sécuritaires, l’attaque serait intervenue alors que des riverains s’apprêtaient à célébrer la fête de la Tabaski ce dimanche au Cameroun.

Un membre du comité de vigilance renseigne que, deux personnes sont mortes sur place  et  une troisième a succombé  de ses blessures sur le chemin de l’hôpital.

Selon les témoignages des riverains, juste après cette incursion, une dizaine d’assaillants  en moto se sont enfouis vers le Nigéria. L’armée camerounaise s’est mise  à leur poursuite.

Les victimes blessées ont été pris en charge dans les hôpitaux de la région, notamment celui du Bataillon d’intervention rapide (BIR) dont des éléments ont été déployés pour ratisser la zone, a indiqué une source militaire.

Le nord du Cameroun majoritairement musulmans et frontalière avec le Nigeria, fief de Boko Haram a vu sa sécurité renforcée  pour permettre une célébration paisible de Tabaski.

Le conflit a fait plus de 27.000 morts et environ 1,8 million de déplacés depuis 2009 dans le nord du Nigeria, et s’est étendu aux pays voisins du bassin du lac Tchad (Tchad, Cameroun, Niger)