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Le secrétaire général de l’alliance tchadienne de défense  des droits humains et de l’environnement appelle à l’union sacrée contre Boko Haram.

 

 

Le secrétaire général tchadien de l’alliance de défense  des droits humains et de l’environnement,  Abbas Daoud Nandjedé, demande aux habitants de la ville de N’Djamena de faire front comment contre le terrorisme.

Interrogé par Radio Ndarason Internationale à l’issu de sa visite à Lyon en France, Abba Daoua Nandjédé a rappelé que la lutte contre Boko Haram doit être l’affaire de tous. Selon lui, il est temps que chaque citoyen prenne ses responsabilités pour  contrecarrer des éventuelles attaques du groupe Boko Haram.

Abba Daoua Nandjedé a indiqué en outre que,  Boko Haram utilise les jeunes désœuvrés pour perpétrer des attaques contre les pays du bassin du Lac Tchad. Les jeunes vivent dans un environnement économique qui ne leur permet pas de construire leur avenir. Cette situation contraint, selon lui, certains d’entre eux, à regagner les rangs des Groupes terroristes opérants dans la sous-région.  « La jeunesse n’a pas de débouché et  en terme d’activités et d’emplois, il y a manque cruel d’emplois  pour les jeunes », a expliqué Abba Daoud Nandjedé.

Selon le secrétaire général tchadien de l’alliance de défense  des droits humains et de l’environnement,  la lutte contre Boko Haram doit inclure le développement de la région. Abba Daoua Nandjedé demande aux  décideurs et acteurs de développement de lancer  de vastes programmes de développement qui permettraient d’absorber la majeure partie des jeunes sans emploi. C’est l’une des stratégies qui, dit-il, peut aider à  lutter contre le recrutement des jeunes par Boko Haram.

Selon un rapport du fond des Nations Unies pour l’enfance, UNICEF, rendu public en 2016, le nombre d’enfants utilisés dans les attaques-suicides au Nigeria, au Tchad et au Niger a augmenté en 2015. Selon ce rapport, 75% de ces jeunes Kamikazes sont des filles.