sécurité

Le chef de l’Etat tchadien appelle Israël à un front commun contre le terrorisme dans la région du bassin du lac Tchad.

 

Le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu,  a effectué dimanche une visite de travail dans la capitale tchadienne. Cette visite de quelques heures intervient après celle du président tchadien, Idriss Deby Itno, en mi-novembre en Israël.  Cette visite marque également le rétablissement des relations diplomatiques entre les deux Etats rompues en 1972 à la suite du conflit qui opposait l’Etat Hébreu à la Palestine.

Selon le président tchadien, cité par le site officiel de la présidence de la république du Tchad, cette visite permettra de renforcer les liens de coopération dans tous les domaines avec l’Etat d’Israël. Pour  Idriss Deby Itno, l’expérience de l’Etat Hébreu en matière d’agriculture, de santé, de gestion de l’eau, des énergies renouvelables et de la formation, pourrait servir de source d’inspiration pour le Tchad. Le président tchadien n’a pas perdu de vu l’aspect sécuritaire.

En effet,  La situation sécuritaire est  préoccupante dans la région du bassin du lac Tchad, une région à laquelle appartient le Tchad.

Les derniers mois de l’année dernière ont été marqués par des attaques des présumés Boko Haram dans les quatre pays du bassin du lac Tchad, particulièrement, des attaques à répétition dans le Nord –est du Nigéria. Les dernières en date ont ciblés les bases militaires de la force multinationale mixte et celle de l’armée nigériane à Baga, avec des réfugiés et déplacés qui se comptent en milliers.  .

Toujours aux derniers mois de l’année dernière, trois attaques ont été perpétrées dans la province tchadienne du lac Tchad. Le Chef de l’Etat tchadien a du déplacer une base de l’armée tchadienne pour face  à la situation.

Tout récemment, au Cameroun, au moins 29 personnes ont été blessées la semaine dernière dans un attentat-suicide perpétré par une femme à Amchidé extrême-nord, ville proche de la frontière nigériane.

Rappelons que plus de 27.000 personnes ont perdu la vie depuis le début de l’insurrection djihadiste en 2009 au Nigeria.  Près de 2  millions de personnes ne peuvent toujours pas regagner leurs foyers. Ce sont des déplacées internes ou des réfugiés.