Nigéria

Attaque des présumés Boko Haram à Aouno

 

 Les éléments du groupe Boko Haram ont attaqué dimanche Aouno, un village du nord-est Nigéria situé à 24 Kms à l’Ouest de Maiduguri. Selon un témoin oculaire interrogé par Radio Ndarason Internationale, l’attaque n’a fait  aucun mort, ni blessé du côté civil et militaire.

Selon le témoin, les présumés éléments du groupe Boko Haram ont fait leur incursion dans le village aux environs de 17 H.  Il indique que ces éléments se sont déguisés en civils et  suivaient une voiture de l’armée nigériane jusqu’au point du rassemblement des militaires.

Pour ce témoin, les militaires ont cru que ces personnes étaient  les habitants de la région. Arrivé à Aouno, le véhicule qui les conduisait à poursuivi son trajet. Les présumés éléments de Boko Haram ont, quant à eux, ouvert le feu dans le camp des militaires. Les militaires ont immédiatement répliqué par des tirs nourris, indique la source,  qui souligne toutefois, que le duel n’a  fait aucun mort dans les rangs de l’armée.

Le témoin ajoute que quelques minutes plus tard, les militaires  ont reçu des renforts d’un détachement  de bataillon venu de Maiduguri pour prêter main forte à leur frère d’arme.  Arrivés sur les lieux, les soldats ont immédiatement ouvert le feu sur les insurgés. Il affirme aussi que quelques heures, plus tard, des hélicoptères de l’armée ont survolées la zone et pilonnés les positions des éléments de Boko Haram.

La  rédaction de Radio Ndarason Internationale n’a pas encore eu la position officielle de l’armée sur cette attaque. Dans une interview exclusive accordée à l’Agence France Presse AFP, les autorités nigériennes et l’armée a indiqué que les Boko Haram est ’’techniquement vaincu’’, cependant la multiplication des attaques, met en lumière la situation  sécuritaire déplorable dans le nord-est du pays. Selon un rapport du haut-commissariat des nations unies pour les réfugiés UNHCR, cité dans le journal  africanews.com, le conflit entre le groupe Boko Haram et l’armée nigériane a fait plus de 20 mille morts depuis 2009 et 1, 6 millions de personnes ne peuvent toujours pas regagner leur foyer.