Nouvelle régionales

Niger: des centaines de personnes manifestent contre l’insécurité à Tillaberi

Des centaines de personnes ont manifesté à Tillabéri ce samedi 18 septembre contre l’insécurité. La société civile a lancé cet appel pour la cohésion nationale et de protestation contre le phénomène d’insécurité. Il s’agit selon les responsables de la société civile, de faire pression sur les plus hautes autorités pour que la promesse du chef de l’État de « ramener la paix très rapidement » dans cette région soit tenue. Ils promettent donc de marcher encore pour que la paix revienne dans cette zone marquée par une  recrudescence des attaques. A la veille meme de l’arrivée du président venu visiter les retournés dans la région, 11 personnes ont été tuées.

L’insécurité un réel problème

Depuis 2017,  la région de Tillaberi fait face à ce climat d’insécurité qui va grandissant ces dernières années.  Pour les populations, l’accès  aux services de l’état se trouve réduit ou inexistant. Dans le domaine  de l’éducation, les enfants paient un lourd tribu aux attentats. A la date du 31 janvier 2021, 22 876 élèves dont 10 513 filles ont été empêchées d’aller à l’école dans les localités de Abala, Banibangou, Makalondi, Sanam, Sakoira, Tamou, Tondikiwindi, Torodi, Ayorou, Anzourou, Dessa, Bankilare, Gothèye, Diagourou, Dargol, Gorouol, Filingue pour cause de fermeture des portes. Aujourdhui encore, 312 écoles restent fermées dans la région de Tillabéri.

Dans le domaine de la santé,  depuis février 2021, 8 centres de santé intégrés et 24 cases de santé sont restés fermés dans sept départements de la région. Ce qui prive plus de 30 000 personnes d’accès aux soins de santé alors que des épidémies comme la rougeole, le méningite et la COVID-19, font rage à Abala, Tillabéri, Say, Gothèye et Ayorou. La population n’a plus accès à l’eau et a des conditions d’hygiène minimales : 12 sites ont arrêté de fonctionner  dans les départements de Banibangou, Bankilaré, Filingué et Ouallam où plus de 12 000 personnes vivent. Les populations n’ont pas accès à l’eau potable à cause de l’insécurité persistante qui empêche la réalisation des travaux. Dans le domaine  humanitaire, plus de 100 000 personnes ont fuit l’insécurité et la violence selon les Nations Unies. Elles sont ainsi exposées à une pénurie alimentaire qui s’aggrave.

 

 

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