Culture

Ils piétinent à Doha, à Moursal le peuple réclame la paix ici et maintenant

A Moursal, les artistes chantent la paix

Le festival pour la paix au Tchad qui a commencé mercredi 11 mai prendra fin ce dimanche. Tous les artistes réclament la paix, parlent d’amour et du respect entre Tchadiens, la seule voie pour le pays et ses citoyens pour se lancer sur la voie de développement.

Alors que le dialogue politique lancé à Doha piétine, les artistes réunis à Moursal et à l’Institut Français du Tchad invitent les politiciens à dépasser leurs différences et penser « en fils et filles du pays ». Pour les artistes, « il faut agir vite au-delà des per diem et autres avantages qu’offre Doha, et qui peuvent les tenter pour rester longtemps au Qatar alors que les Tchadiens meurent de faim et d’absence de justice. »

Lancé mercredi 11 mai, une date ou le monde entier se souvient et célèbre celui que les rastas considèrent comme « un prophète de la paix », le chanteur Bob Marley, le festival a vu défiler sur la scène des stars de la musique reggae telles que Achille Baldal, ABdoulay Ndergue, Abdoulay Bani et Josias Sofnat.
« Donnez-nous la paix. Nous, nos femmes et nos enfants avons besoin de la paix pour travailler et envoyer nos enfants à l’école », a martelé Josias Sofnat dans un titre de son nouvel Album Soliri.

« Plus de 30 ans de guerres récurrentes et de crises politiques c’est trop. Nous Tchadiens avons aussi besoin de la paix afin que nous puissions reconstruire notre pays. Nous voulons suivre l’exemple d’autres pays africains qui ont laissé la guerre derrière et se sont lancés sur la voie de développement », a supplié Achile Baldal, organisateur du festival » du Centre Talino Manu réclamant la paix ici et maintenant.

« Le peuple tchadien nous attend dans sa quête de paix. Interrogeons notre conscience et faisons honneur à notre peuple devant le monde et devant l’histoire », déclarait à Doha au Qatar le Premier ministre tchadien de transition M. Pahimi Padacké Albert dans le discours d’ouverture s’adressant à un parterre des représentants de 52 groupes dits politico-militaires.

A Moursal, les artistes et les spectateurs veulent des résultats. Ils ont invité les politiques à avancer dans leur dialogue. « La paix, ici et maintenant » était le refrain sur toutes les bouches au cours du festival.

About the author

Gombo Cherif Moustapha

Journaliste présentateur, animateur en langue Kanuri.
Travaillant à la Radio ndarason internationale depuis janvier 2021, il s'intéresse un peu dans le desk "culture et sport". Il est un amoureux du football local et aussi la lecture.

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