Société

Combat contre les préjugés sur le planning familial dans le Lac Tchad

L’association Tchadienne pour le Bien Être Familial (ASTBEF) a lancé une campagne de sensibilisation contre les préjugés sur le planning familial dans la province du Lac Tchad. L’objectif de l’association, financée par le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), est de faire accepter à une population de 15.813 personnes l’usage des méthodes contraceptives dans la province du Lac

IL se fait que le planning familial est en proie à beaucoup de préjugés et de fausses rumeurs dans cette province du Tchad. L’ASTBEF a pris pour cible pour cette campagne les femmes en âge de procréer. Les hommes sont aussi renforcés en connaissance sur les avantages de la planification familiale. Les centres de santé tel que Matafo, Sawa, Kangalam, Bol urbain, Melea et Ngarangou ont été choisi pour mener cette campagne.

Selon le directeur de programme de l’ASTBEF, Lonan Ganguinon Sidoine, l’organisation de cette campagne se justifie par le fait que le taux de planning familial au Tchad est de 8% et que l’accès aux services du planning familial est très difficile. Le choix de la province du Lac Tchad, n’est pas aussi le fait du hasard. « La présence de beaucoup de réfugiés, retournés et déplacés internes dans le Lac est l’une des raisons qui ont influencé ce choix. Dans cette zone, beaucoup de préjugés existent. Les hommes empêchent leurs femmes de respecter le planning familial pour des raisons nombreuses. Parmi ces raisons se trouvent de fausses croyances telles que l’idée que les méthodes de contraceptions rendent stériles, ou qu’introduire un corps étranger dans un corps humain qui est une créature de Dieu est un péché. Mais il y a aussi les réalités du vécu quotidien qui jouent. Beaucoup d’hommes pensent par exemple qu’avoir beaucoup d’enfants est une richesse alors que d’autres veulent avoir beaucoup d’enfants pour bénéficier de l’aide humanitaire donnée en fonction de la taille des ménages. » explique-t-il.

Il faut, en mettant un enfant au monde,  se rassurer qu’on pourra bien l’éduquer et l’orienter pour qu’il puisse bien grandir

« Espacer les naissances, c’est garantir la santé de la mère, de l’enfant et l’équilibre socio-économique de la famille. » est donc l’un des messages essentiels que véhicule l’association pendant ces campagnes de sensibilisation. La campagne se fait à l’aide de plusieurs canaux de communication et de méthodes pratiques animées par des sages-femmes. L’ASTBEF mène ces campagnes depuis plusieurs années avec pour objectif d’atteindre un grand nombre mais aussi de remettre à jour les informations reçues par les anciennes bénéficiaires des méthodes de planning familial. En plus d’appeler les décideurs et les partenaires à s’impliquer plus pour que l’objectif final soit atteint, le directeur de programme de l’ASTBEF demande aux hommes de faciliter la tache à leurs femmes. Car il faut, selon lui, en mettant un enfant au monde,  se rassurer qu’on pourra bien l’éduquer et l’orienter pour qu’il puisse bien grandir.

 

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