Bassin du Lac Tchad

Libérations de plusieurs personnes cette semaine dans le bassin du lac Tchad.

 

La revue de la situation sécuritaire dans le bassin du lac Tchad est marquée cette semaine par la libération de plus de trois cent dix-neuf personnes au Nigeria. Elle est également marquée par des enlèvements contre rançon.

D’abord Le dimanche 29 septembre 2019, les éléments du groupe Boko Haram affilés au groupe Etat Islamique ont, attaqué la localité de Gubbio à bord de huit pick-up équipés de mitrailleuses. Gubbio est une localité située au nord-est du Nigéria. D’après les sources proches du chef de la milice citées par le figaro.fr, cinq de leurs camarades ont été tués dans l’attaque. Par ailleurs les responsables de la milice et officier de l’armée nigériane ont réfuté les propos du groupe de l’Etat islamique en Afrique de l’Ouest ISWAP selon lesquels, ils ont tués 18 soldats dans l’attaque. Déjà, le mercredi 25 septembre dernier, au moins sept soldats nigérians avaient été tués dans une embuscade tendue par les combattants de l’Etat islamique en Afrique de l’Ouest ISWAP à la périphérie de Gubio a indiqué une source sécuritaire citée par le figaro.fr.

Le vendredi 27 septembre 2019, plus de 300 garçons victimes de tortures et de viols ont été secourus par la police nigériane dans une école coranique à Kaduna, dans le nord du Nigeria. D’après les sources proches du porte-parole de la police de Kaduna citées par France 24, les responsables de cette école faisaient vivre les enfants dans des conditions inhumaines et dégradantes. C’est sous prétexte de leur apprendre le Coran et les redresser pédagogiquement. Le porte-parole de la police de l’Etat de Kaduna a indiqué que le raid est intervenu après les plaintes répétées des voisins sur des activités anormales dans l’école. Il a rajouté que le propriétaire de l’établissement et ses six assistants ont été arrêtés rajouté le porte-parole de la police de l’Etat de Kaduna.

Le lundi 30 septembre 2019, la police de Lagos a annoncé avoir secouru dix-neuf filles enceintes âgées de 15 à 28 ans et quatre bébés dans une usine à bébé destinée à être vendus au Nigeria. D’après les sources proches de Bala Elkana, porte-parole de la police de l’Etat de Lagos, cette libération est intervenue après qu’ils aient été informés des activités de certains individus qui gardaient des femmes enceintes et des bébés pour les vendre après l’accouchement.

Dans la nuit du mercredi 02 et jeudi 03 octobre 2019, six lycéennes et deux employés ont été enlevés par des hommes armés dans un lycée situé près du village de Kakau Daji, c’est à une vingtaine de km au sud de de Kaduna. D’après un communiqué du porte-parole de la police de Kaduna cité par l’agence France presse, le commandement a immédiatement mobilisé des équipes mixtes de l’unité anti-enlèvement de la brigade de répression des vols SARS et des forces de police dans la zone afin de secourir les victimes et arrêter les auteurs de cet événement. Toujours selon le communiqué, le jeudi 03 octobre matin, le commissaire de police de Kaduna a visité l’école et ordonné des fouilles minutieuses pour retrouver les élèves et les deux membres du personnel.

D’après une déclaration faite le samedi 05 septembre 2019 par le gouverneur de l’Etat de Kaduna à la presse, le samedi matin, les assaillants ont profité du fait que ce centre soit dans une zone isolée pour commettre leurs forfaits.

Le gouverneur a rappelé que les ravisseurs ont établi des contacts avec les familles. Il a indiqué avoir regroupé les parents des enfants kidnappés et proches des enseignants de manière à ce qu’il y ait une seule ligne de communication pour faciliter leur libération.

Nous n’allons pas boucler cette revue sans rappeler que le vendredi 05 octobre 2019, deux milles armes de guerre de différents calibres, sept mille munitions et explosifs artisanaux ont été présentés au président tchadien Idriss Deby Itno à Biltine. Ce matériel de guerre a été saisi par la commission de désarmement dans le cadre de l‘Etat d’urgence. Le président tchadien a appelé à cette occasion tous les acteurs à poursuivre les efforts appréciables pour freiner définitivement la course à l’armement des civils.