Culture

Amal Djaïli Amadou, la camerounaise gagne le prix Goncourt des lycéens

ecrivaine gagnante du prix goncourt avec son livre

Son livre intitulé « les impatientes » lui permet de gagner ce titre. Amal Djaïli Amadou est née dans la région du Nord Cameroun à Maroua d’une mère égyptienne et d’un père camerounais. Mariée à l’âge de 17 ans à un quinquagénaire qu’elle ne connaissait pas, elle parvient, cinq ans plus tard et dans la difficulté, à divorcer. Dix ans plus tard, elle se remarie mais est victime de violences conjugales. Amal Djiali Amadou déclare que son bonheur a été retrouvé dans la littérature. « La lecture permet de m‘évader. » dit-elle. Elle gagne cette 33ème édition après Karine Tuil, gagnante de la 32ème édition.

Les premières délibérations se sont d’abord faites dans les salles de classes. Car depuis deux mois, les livres choisis étaient lus dans les salles de classe en France par près de 2000 élèves. Avant la proclamation du jury, Amal Djiali Amadou faisait encore face dans la course à cinq autres écrivains : Miguel Bonnefoy (Héritage), Lola Lafon (Chavirer), Hervé Le Tellier (L’Anomalie), Maud Simonnot (L’enfant céleste) et Camille de Toledo (Thésée, sa vie nouvelle).

Les Impatientes, son livre, est écrit dans des termes simples avec des phrases courtes. Elle rapporte dans son livre que le mariage précoce et forcé est une des premières violences, elle parle du viol conjugal qui n’est pas reconnu, des violences physiques et la polygamie qui est pour elle une violence morale.

Elle insiste pour montrer à quel point les femmes, qui sont des victimes, copient de manière inconsciente ces violences, ceci dans le cadre de l’excision ou des mariages forcés. Elle appelle donc à une prise de conscience de la part des femmes.

Elle a créé en 2012 l’association Femmes du Sahel. Son association promeut l’éducation des filles de la région. Ce prix couronne donc ses efforts. Fière d’elle-même, elle n’hésite pas à dire ceci : « je suis chanceuse d’être allée à l’école et d’avoir pu faire un BTS, la réalité est tout autre pour des milliers de petites filles du Sahel. »

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