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A deux jours des élections présidentielles, les Tchadiens vivent dans la psychose

Ce dimanche 11 Avril, se tiendront les élections présidentielles au Tchad. Le climat socio-politique ne semble pas propice au bon déroulement de ces élections. Des acteurs politiques et la société civile disent non à un sixième mandat du président sortant. Beaucoup d’entre eux proposent le report des élections afin de permettre la tenue d’un dialogue inclusif. Les marches pacifiques de chaque samedi ont été violemment réprimées par les forces de l’ordre, ces dernières lourdement armées occupent systématiquement les grandes artères de la ville capitale et les ronds-points. Plusieurs arrestations ont eu lieu. Le mercredi dernier, 5 opposants ont été arrêtés et ne sont toujours pas libérés. Hier, 6 autres personnes parmi lesquelles des chefs de partis politiques ont été arrêtées. Selon le ministre de la Sécurité publique et de l’Immigration, ces derniers auraient planifié des actes terroristes.

La presse est muselée du fait que la HAMA (Haute autorité de l’audiovisuel) interdit la publication des sondages et analyses avant les résultats. Dans la société, on assiste à une grogne populaire sans précédent :  les enseignants revendiquent le paiement de leurs primes qui ont été coupées, les diplômés sans emploi revendiquent l’intégration à la fonction publique, les retraités et les veuves revendiquent le paiement de pension de retraite. De plus, à deux jours de la tenue des élections, beaucoup d’électeurs ne sont toujours pas entrés en possession de leurs cartes alors que certains en ont plusieurs. Des voix s’élèvent aussi pour le boycott actif ou passif des élections ce dimanche. Un autre acte de la série des marches appelée « WAKIT TAMA » est prévue ces samedi et dimanche.

Nous nous sommes rapprochés du politologue Dr Evariste Ngarlem toldé qui nous résume son analyse de la situation sociopolitique actuelle au Tchad.

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