Humanitaire

450 000 déplacés méritent une attention dans la province du lac, selon l’ONU

Brève – Plus de 450 000 sur 720 000 habitants que compte la province du lac Tchad sont des déplacés, selon l’ONU. Cette situation mérite une attention particulière et justifie le soutien du Conseil de paix et de sécurité de l’Union Africaine au CMT au Tchad. Le Conseil paix et sécurité de l’Union africaine justifie sa décision d’accompagner le Conseil Militaire de Transition (CMT), selon la radio RFI, à cause de la situation humanitaire qu’il qualifie de « désastreuse » dans le pays, en particulier dans la province du lac Tchad, frontalière du Niger, du Nigeria et du Cameroun.

Selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha), plus de la moitié des 720 000 habitants de la province du lac Tchad ont été déplacées en quelques années et vivent dans un dénuement total. Rien qu’en deux ans, le nombre de personnes déplacées a été multiplié par trois pour atteindre plus de 450 000, selon un décompte établi par Ocha en mars de cette année, un mouvement qui s’est accentué depuis six mois.

Le secrétaire général de la préfecture de Kaya, Adam Hachim Chafardine, souligne à RFI que le déplacement de la population est dû à la montée des eaux et  à l’insécurité. Il n’y a pas un mètre carré qui ne soit occupé par Boko Haram, dit-il. Selon des témoins, il n’y a pas d’abris, peu ou pas du tout à manger, il y a manque d’eau potable ou encore de médicaments pour les déplacés qui sont disséminés sur des centaines de sites dans la province du lac. Certains viennent de passer plus de six mois sans aucune assistance.

 

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