Coopération

Tchad : Le CILSS se penche sur la question des terres et le chômage des jeunes

Le Comité Inter-Etats de la lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS) a organisé ce 13 septembre à Ndjamena une réunion du comité de programmation et de suivi (CPRS). Une réunion tenue après celle des chefs des gouvernements.  L’occasion pour les participants à la réunion de faire le bilan des avancées en ce qui concerne les instructions données aux nouveaux dirigeants pour la mise en œuvre de la phase 2 lors de la rencontre des chefs de gouvernements. Le coordonnateur exécutif, Abdoulaye Mahamadou, s’est félicité des résultats obtenus tel que le toilettage des textes de l’institution, les dossiers en instance transmis au ministre coordonnateur et le plaidoyer auprès des hautes autorités du CILSS.

Il a ajouté que même si la COVID-19 a sévit, les activités de l’institution ont été menées normalement. Le CILSS met en ce moment en œuvre deux projets qui sont : le  projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel (PRAPS) et le programme de renforcement de la résilience alimentaire et nutritionnelle (P2RS). La ministre Tchadienne du Développement agricole, Déné-Assoum Kamougué, a saisi l’occasion pour se féliciter des résultats enregistrés, parmi lesquels la construction d’infrastructures, la transformation des produits agricoles, l’inclusion de la femme.

Une journée célébrée autour de la question du chômage des jeunes et la restauration des terres

La 36ème journée marquant le 48ème anniversaire de l’institution qui a été célébrée ce 13 septembre, a été placée sous le thème : « Jeunes, restauration des terres et systèmes alimentaires productifs ». « Le choix de ce thème nous interpelle tous à différents niveaux. En effet, selon l’étude sur l’économie de la dégradation des terres en Afrique, conduite en 2015 par ELD initiative et le programme des Nations Unies pour l’environnement, environ 280 millions de tonnes de cultures céréalières sont perdus sur près de 105 millions d’hectares des terres pour cause d’érosion » a expliqué le secrétaire exécutif du CILSS, Dr Abdoulaye Mohamadou.

Pour lui, la jeunesse constitue le fer de lance du développement du secteur agricole au Sahel. C’est pourquoi l’emploi des jeunes préoccupe le CILSS. Selon des chiffres avancés par la Banque mondiale, les jeunes représentent 60% de l’ensemble des chômeurs africains.  Le secrétaire exécutif du CILSS ajoute : « Les jeunes femmes sont largement plus exposées que les jeunes hommes au chômage et au sous-emploi ». Pour relever efficacement les défis dans ce domaine, l’institution veut appeler les décideurs politiques, les partenaires au développement, les acteurs étatiques et non-étatiques dans ses États membres à s’aligner autour de la problématique des jeunes, de la restauration des terres et des systèmes alimentaires productifs.

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