Bassin du Lac Tchad

Semaine marquée par la montée de la violence dans le Bassin du lac Tchad.

La situation sécuritaire dans les pays du bassin du lac Tchad est marquée cette semaine par des attaques dans les quatre pays du bassin du lac Tchad. Il s’agit du Cameroun, Niger, Nigeria et Tchad. L’attaque la plus meurtrière de la semaine est celle du poste de l’armée nigérienne à Chinagoder avec 89 morts du côté des militaires nigériens. C’est à 10 kilomètres de la frontière malienne.

 

La première attaque de la semaine date du dimanche 05 janvier. Onze personnes ont été tuées et vingt-six autres blessés dans une attaque des présumés Boko Haram au marché Ngala, une ville nigériane située près de la frontière camerounaise. Selon les sources sécuritaires citées par le journal Américain Thedefensepost, parmi les blessés il y a vingt-un nigérians et cinq camerounais. Le chef de division de la communication du ministère de la défense camerounaise cité par Alwida-Info, a fait état de onze morts. Il a souligné par ailleurs, que les blessés ont été évacués dans des structures sanitaires de part et d’autre de la frontière camerouno-nigériane pour des soins médicaux.

Le lundi 06 janvier, le commandant du secteur 1 de la Force Multinationale Mixte FMM, le Général Bouba Dobekréo, a annoncé que cinquante pêcheurs ont été égorgés par des présumés Boko Haram il y a quinze jours sur les rives des villages camerounais et tchadiens du lac Tchad. Selon le Général Bouba Dobekréo cité par Frenchxinchanet.com, les corps des victimes ont été retrouvés sur l’eau le 31 décembre. D’après lui les assaillants ont utilisé des couteaux et machettes pour ne pas attirer l’attention des militaires.

Par contre au Niger voisin, ce même lundi 06 janvier, Abari El Hadj Daouda,  le maire de la commune de Kabaléwa, une commune du sud-est du Niger, a annoncé avoir été libéré avec son épouse par des éléments du groupe Boko Haram. Selon lui, leur libération est intervenue après le versement d’une rançon de plus d’une vingtaine de millions de francs CFA. Kabaléwa Abari El Hadj Daouda a indiqué en outre que ce sont leurs ravisseurs qui ont trouvé une pirogue pour les amener à la terre ferme car, selon lui, les eaux de pluies ont envahie les lieux.

Pour rappel, le maire et sa femme ont été enlevés dans la nuit du 19 octobre à leur domicile par des hommes de Boko Haram.

Le 07 janvier, onze personne ont été tuées dans une attaque des présumés éléments du groupe ‘’ Etat islamique en Afrique de l’Ouest ‘’ ISWAP à Monguno, à cent trente-cinq kilomètres au nord de la capitale de l’Etat de Borno à Maiduguri. Selon des sources sécuritaires nigérianes citées par la Voix de l’Amérique, la version écrite de Radio Voix de l’Amérique, parmi les victimes, trois soldats nigérians et huit réfugiés. D’après les mêmes sources, un véhicule de l’armée a pris feu lorsqu’une voiture remplie d’explosifs a percuté un convoi routier. Un camp de déplacés a également été incendié.

Le jeudi 09 janvier, une attaque djihadiste contre un poste de l’armée nigérienne à Chinagoder, à 10 kilomètres de la frontière malienne a fait 31, selon le bilan donné le même jour par des sources sécuritaires à RFI. Par ailleurs, un nouveau bilan a été donné le dimanche 12 janvier par les autorités nigériennes à l’Agence France presse AFP. Ce bilan donne le chiffre de quatre-vingt-neuf militaires nigériens tués et soixante-dix-sept assaillants neutralisés.

La dernière attaque est celle du samedi 11 janvier avec une attaque de Boko Haram contre un campement de pêcheurs à kallom a fait six morts et six disparus, a affirmé des sources locales et sécuritaires sous l’anonymat à radio Ndarason Internationale. Kallom est situé à 65 km à l’ouest de Baga Sola, dans province du lac Tchad. Selon ces sources les disparues sont essentiellement des femmes