Paix et sécurité

Prévenir l’extrémisme violent dans le Bassin du Lac-Tchad

Pour prévenir l’extrémisme violent:« Il faut revoir positivement notre politique de prévention car les interventions militaires ne règlent pas tout », écrivait Ban Ki-moon, secrétaire général de l’ONU. Cette déclaration est pleine de sens, malgré les nombreux efforts fournis. Avec le déploiement de beaucoup de moyens militaires et les nombreux combats contre Boko Haram, le problème n’est toujours pas réglé.

Les dernières attaques au Nigéria et au Niger en sont une preuve. Le groupe jihadiste a revendiqué, mardi 15 décembre, l’enlèvement de plusieurs centaines de lycéens dans le nord-ouest du Nigeria. Et au Niger, une attaque dans la région de Diffa, dans le Sud-Est du Niger, a encore fait 28 morts.

Même si pour un moment, Boko Haram est apparu en recul, les dernières attaques démontrent sa montée en puissance. Il se pose donc la question d’une lutte efficace contre la secte et partant contre l’extrémisme violent.

Lors de son dernier passage à Diffa au Niger, notre reporter Mahamat Ali Mouta, s’est entretenu à ce sujet avec de Dr Bakary Sambe, Directeur de l’institut Timbuktu à Dakar. Selon lui, « la guerre contre les groupes terroristes dans le bassin du Lac-Tchad, doit passer par l’implication des populations. » Car dit-il, « c’est le seul prix pour gagner la paix ».

Suivons un extrait des propos de Bakary Sambe recueilli par Mahamat Ali Mouta

Dr Bakary Sambe : « reconnait qu’en dépit de la crise sécuritaire qui sévit dans le Bassin du Lac-Tchad avec les incursions de Boko Haram, un effort considérable a été fait. Cela avec le déploiement de la Force Mixte Multinationale. Puis l’implication de la population pour lutter efficacement le terrorisme dans cette zone. »

Ecoutons-le une fois de plus au micro de Mahamat Ali Mouta

Il faut aussi rappeler que l’UNESCO, dans un rapport intitulé : « Prévenir l’extrémisme violent » est aussi de cet avis. Ce rapport indique que : « Il ne suffit pas de lutter contre l’extrémisme violent, il faut le prévenir » avant de compléter que cela nécessite de faire appel à des formes de « puissance douce » à même de prévenir une menace provoquée par des interprétations faussées de la culture, par la haine et par l’ignorance.

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