Paix et sécurité

Les combattants de Boko Haram appelés à regagner leurs communautés

Dans une interview accordée à Radio Ndarason Internationale,  le commandant de la Force Multinationale Mixte(FFM), le général Ibrahim Manou Youssouf, a invité tous les éléments du groupe Boko Haram à abandonner définitivement le chemin de la violence et des armes.

« Il n’y a pas une idéologie ou une religion qui supporte Boko  Haram », a expliqué  le général Ibrahim Manou Youssouf. Selon lui Boko Haram  est une secte criminelle, organisée par un groupe qui ne respecte pas les principes religieux.

Le général Ibrahim Manou Youssouf d’ajouter que la doctrine et les  idéaux prônés par le groupe ne sont pas de nature à favoriser la paix et  la cohabitation pacifique entre les communautés du Bassin du lac  Tchad. Ils alimentent plutôt la violence et la haine qui sont des  éléments nocifs à la paix, a fait remarquer le général Ibrahim Manou  Youssouf.
Le commandant de la Force Multinationale Mixte a demandé ainsi aux  combattants de Boko Haram qui hésitent encore à se rendre, à le faire  dans un bref délai.
Selon le général Ibrahim Manou Youssouf, il existe un mécanisme de réinsertion pour faciliter la reconversion socio-économique de tous  ceux qui désirent se repentir. Des dispositions ont été prises dans  les états du Bassin du lac Tchad afin, de garantir leur sécurité, a  poursuivi le patron de FFM.
Le général Ibrahim Manou Youssouf a en outre appelé les communautés riveraines à s’impliquer activement dans la lutte contre ce groupe  dont, les modes d’action sont connus par tous. D’après lui, il serait  difficile de venir à bout de Boko Haram sans la contribution des  habitants. Il leur demande notamment de dénoncer les personnes
suspectes aux autorités administratives et militaires locales.

Rappelons que Boko Haram signifie : « l’éducation occidentale est un péché». Le groupe était à l’origine une secte avant de devenir mouvement de lutte armée.
Il s’est d’abord développé au Nigeria avec des ramifications dans les  pays voisins. C’est dans les années 2014-2015 que le groupe va étendre  ses opérations au Cameroun, Niger, Nigeria.