Actualité Economie

Hausse du prix de maïs à Bagassola.

 Le prix de la tasse de maïs appelé ‘’Coro’’ a augmenté à Bagassola, localité située à 75 km à l’ouest de Bol, dans la province du lac Tchad.

Selon Abakar Mandja, un client interrogé ce lundi dans un marché de la localité, le prix de maïs a grimpé de manière vertigineuse. Ce client a rappelé que la tasse de maïs qui se vendait habituellement, à deux-cent-cinquante francs Cfa (250) ou trois-cent francs cfa, (300) s’achète aujourd’hui à six cents francs CFA (600).

D’une voix visiblement très affectée, Abakar Mandja a fait savoir que ce prix est au-delà de la bourse des habitants de la localité. Il a indiqué cependant, que l’année dernière, les prix n’ont pas atteint ce niveau de cherté.

Pour ce client, la population vit dans la précarité et le manque d’emplois. Cette situation selon lui, ne leur permet pas, d’avoir des moyens conséquents pour manger à leur faim.

Il déclare : «  L’année dernière le maïs ne se vendait pas à ce prix. C’est un calvaire pour les ménages ! Nous sommes dépourvus de moyens financiers. Il n’y a pas de travail pour la population et il se pose également un problème d’accès à la terre »

D’après Abakar Mandja, les raisons avancées par les commerçants pour doubler le prix de ce céréale ne tiennent pas débout. C’est de la surenchère et de la spéculation, a expliqué sans détour ce client qui, demande aux commerçants de tenir compte de la situation économique des habitants de cette localité.

Quelques commerçants interrogés par Radio Ndarason Internationale, ont justifié la hausse du prix de maïs, par la montée des eaux du lac Tchad. Les commerçants ont également souligné que, la récolte de l’année dernière n’a pas été rentable. « C’est le stock de mais de l’année dernière que nous sommes en train de faire écouler » ont indiqué es commerçants.

D’après les commerçants, les agriculteurs n’ont pas pu cultiver cette année en raison, des récurrentes attaques des groupes armées dans la localité. Ils ont déclaré avoir vu des gens mourir et des villages attaqués. C’est la raison pour laquelle, l’insécurité a poussé les gens à fuir leur champ ont martelé les commerçants.