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Faible taux de scolarisation des filles dans la province du lac.

La question de l’éducation des filles reste un défi majeur à relever au Tchad en général, et dans la province du lac en particulier.

En effet, dans la province du lac,  ces dernières sont généralement victimes de préjugés et  stéréotypes sexistes. Cela constitue un frein majeur à leur épanouissement, a souligné   le délégué de l’action sociale de la province du lac Malloum Liwane, à Radio Ndarason Internationale .

Idriss Malloum Liwane a rappelé que l’éducation de la fille est un facteur clé de développement socio-économique et politique d’un pays. Pour cause, elle peut être un facteur essentiel et puissant de prévention de mariages précoces, grossesses indésirées et autres maux qui minent leur devenir.

Le délégué de l’action sociale de la province du lac a estimé que les parents ont une part de responsabilité dans le faible taux d’scolarisation des filles dans la province du lac. Il a fait remarquer que ces derniers ne donnent pas la même valeur à l’éducation d’une fille que celui d’un garçon. Il a déclaré : « La fille est destinée à être mariée, tandis que  le garçon doit assurer la survie de la famille par son travail. »

Pour Adam Abaye, superviseur du développement rural, résidant à Bagasola, cette situation est due à de nombreux facteurs. Il a souligné entre autres,  la pauvreté, l’ignorance et le manque des enseignants qualifiés au niveau élémentaire.

D’après l’ONG Plan Internationale, une(1) fille sur cinq(5) donne naissance à son premier enfant avant 18 ans dans le monde par manque d’informations et d’éducation sexuelle.