Économie Société

Economie : flambée des prix sur le marché

Depuis quelques jours, on constate à Ndjamena une hausse des prix des produits de première nécessité sur les différents marchés de la capitale. Les prix de certaines denrées sont passés du simple au double. Ceci malgré le fait que le gouvernement avait décidé de plafonner les prix de vente des produits alimentaires de première nécessité dans la ville de N’Djamena en 2020. Cette mesure n’est pas respectée par les commerçants qui profitent de certaines occasions et situations pour spéculer sur les prix des denrées. Serait-ce le manque de suivi du respect des décisions par les dirigeants ?

Notre journaliste est allé vers le président de la chambre de commerce afin d’avoir des réponses sur les questions que les gens se posent. Interrogé sur la question, le Président de la Chambre de commerce, d’industrie, d’agriculture, des mines et d’artisanat, Ali Adji Mahamat Seid, souligne que la flambée de prix ne dépend pas uniquement des opérateurs économiques et des commerçants et que c’est une chaine qui implique plusieurs acteurs.

« L’environnement international est devenu très compliqué avec l’avènement du COVID-19. Aujourd’hui les prix des produits sont devenus très chers sur le marché mondial. Je prends seulement l’exemple de l’huile. Le prix de l’huile est aujourd’hui deux fois plus cher que par le passé. Quand un commerçant achète un produit plus cher, vous pensez que ça ne peut pas avoir des répercussions sur les prix ici ? Effectivement les opérateurs vont chercher à répercuter sur les prix. » explique-t-il.

Il faut noter que Ndjamena a été classée plusieurs fois parmi les villes les plus chères du continent africain. Dans le passé, le cabinet d’études britanniques Mercer qui classe 214 villes de la planète, avait indiqué que N’Djaména est la 3ème ville la plus chère en Afrique et la 8ème ville dans le classement mondial.

 

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