Économie Nouvelle régionales

Covid-19 impacte gravement l’entreprenariat féminin à l’Extrême-Nord du Cameroun

La pandémie de covid-19 a largement impacté l’entreprenariat féminin, précisément à Garoua et Maroua dans l’extrême-nord du Cameroun, relève le journal l’œil du Sahel dans sa dernière parution. Selon le journal, si on s’en tient aux témoignages de certaines femmes, les activités commerciales sont dans l’impasse et elles ont des difficultés a surmonter cela.

Avec l’avènement de covid-19, les femmes entrepreneures de l’extrême-nord Cameroun en particulier ont vu leurs activités ralentir de jour en jour. A la veille de la Journée Internationale de la Femme, placée sous le thème du Leadership, la presse locale a donné la parole aux femmes dont les activités ont été chamboulées avec l’arrivée de covid-19 dans le nord Cameroun. Plusieurs femmes ont témoigné sur les difficultés qu’elles rencontrent jusqu’aujourd’hui. D’après les informations rapportées par le journal, Jacqueline Kebtiebo, vendeuse de poisson au marché de Garoua dit avoir perdu une grande partie de son économie dès l’arrivée du coronavirus. Elle explique en ces termes « Je vends le poisson depuis plusieurs années. C’est grâce à ce que je gagne comme bénéfice que j’aide mon mari. Mais depuis l’histoire de covid-19, tout a changé. Ma vie n’est plus comme avant ». Pour Madame Salomé, couturière de son état à Maroua, le coronavirus a ramené tous nos efforts à zéro. C’est la chute totale s’exclame-t-elle.

Quant à Mama Inna, une dame de la soixantaine, vendeuse de patates et pommes de terre, elle est aussi confrontée aux difficultés de vente de ses produits. Elle explique que cela fait bientôt un mois qu’elle a pris un sac de pomme de terre chez son fournisseur à 55.000fcfa et n’a pas pu écouler tout sur le marché.

La main d’œuvre féminine dans l’entreprenariat est grande en Afrique

La Banque Africaine de Développement disait à l’occasion du Forum panafricain sur le développement de l’entreprenariat féminin en 2009 que « Dans le monde en développement, la main-d’œuvre féminine représente près de 60 pour cent des employés des secteurs non agricoles dans l’économie parallèle, dont près de 90 pour cent des marchands ambulants. Par conséquent, elles restent souvent à l’écart de la portée des mécanismes juridiques et réglementaires visant à offrir des normes de base en matière de santé et de sécurité, ainsi que de droits des travailleurs. »

Elle poursuit en notant que : « En périodes de crise, les femmes entrepreneures ont besoin d’encore plus de visibilité et de faire entendre leur voix afin de renforcer leur capacité de réussite et de contribuer pleinement et à part égale au processus de relance ainsi qu’à la création d’emplois décents ».

Cette situation relance donc la question de l’impact du COVID-19 sur les activités génératrices de revenu dans les pays non stables ou qui font face en même temps à des crises sécuritaires. Face au COVID-19 les femmes sont plus vulnérables, elles ont souvent besoin de l’aide de la part des états, mais ces états sont fragiles et touchés économiquement par la crise.

 

 

%d blogueurs aiment cette page :