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COP26 : RNI dans l’émission « ma vie, ma terre » s’intéresse au réchauffement climatique et la responsabilité de l’homme

Le changement climatique est, de nos jours, une préoccupation mondiale. Depuis le 31 octobre dernier, les dirigeants du monde entier se réunissent à Glasgow en Ecosse pour la COP26, qui est la conférence des Nations Unies sur le changement climatique 2021.

COP – qui signifie « Conférence des Parties » créée il Ya environ trente ans, est une initiative de l’ONU qui réunit presque tous les pays de la planète autour d’un thème relatif au climat. C’est ainsi que le thème retenu cette année est « UNIR LE MONDE POUR LUTTER CONTRE LE CHANGEMENT CLIMATIQUE ». Beaucoup d’engagements ont été pris cette année pour accélérer   l’action vers les objectifs de l’Accord de Paris et de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques.

Les participants à la COP26 ont promis entre autres de renforcer leurs efforts communs pour conserver les forêts et les autres écosystèmes terrestres et accélérer leur restauration, mais aussi de faciliter les politiques de commerce et de développement durables au niveau national et international.

Le réchauffement climatique à de réels conséquences sur le bassin du Lac Tchad notamment l’assèchement du Lac Tchad, une illustration avérée. Alors que ce lac constitue un oasis d’eau douce à laquelle les populations locales s’accrochent pour développer leurs activités économiques (agriculture, pêche et élevage). Mais avec les effets croissants du réchauffement climatique et de certaines actions humaines, le lac Tchad connaît, depuis les années 1960, des variations importantes de sa superficie.

« La désertification au Nord, la sécheresse au centre, la pollution sur la côte sont des raisons suffisantes pour que tout le monde le voie, le Nigeria a pris l’engagement d’atteindre un objectif zéro d’ici 2060 » c’est là une déclaration forte du président du Nigéria, pays aussi touché par les conséquences du réchauffement climatique sur le Lac Tchad, Mohamadu Buhari qui prend aussi part au COP26

Dans son émission « Ma vie, ma terre », la Radio Ndarason Internationale s’est intéressée cette question relative au réchauffement climatique qui affecte énormément les populations de sa zone cible qui est le bassin du Lac Tchad.

Des populations témoignent et des experts s’expriment sur le phénomène dans l’émission

« Réchauffement climatique, l’avenir de l’humanité est entre les mains de l’Homme. » C’est le thème de cette émission ma vie, ma terre qui parle des causes, des conséquences et des initiatives entreprises par la population, les autorités tchadiennes et les partenaires du gouvernement pour tenter d’arrêter ce phénomène dont les impacts affectent beaucoup la population dans le Lac Tchad.

Selon les populations, le réchauffement climatique à changer le mode de vie des humains. « Sur le plan alimentaire, l’impact est réel, il n’y a pas de récoltes conséquentes. Le département de Liwa est presque désert. Il y manque d’arbres et le désert avance à grand pas. » explique un habitant de la province du Lac.

En effet, renchérit  Dr Baouhoutou Laouté, titulaire d’un doctorat en Géographie physique et enseignant chercheur à l’Université de Ndjamena, les conséquences du réchauffement climatique affectent plus la production alimentaire. « Le Tchad vit beaucoup plus des activités agricoles. C’est-à-dire les cultures et l’élevage. Et si le réchauffement climatique continue, ça va affecter la production alimentaire. Donc risque de famine, risque de malnutrition, risque également sur l’environnement, c’est-à-dire la dégradation de la végétation… risque également sur les animaux… et puis ça va créer des conflits autour des zones favorables… » Explique-t-il.

Au regard des conséquences si néfastes mentionnées ci-haut, comment faire pour stopper ce phénomène ? Cette question a été  posée à Abakar ABADERAMAN, un agronome sur place à Liwa dans le département de Fouli au lac Tchad. Pour lui, l’homme doit attaquer le problème à la source. « Tout ce que l’homme doit faire est de prendre conscience et dire on doit arrêter notre manière de faire. Dans certains pays par exemple, on a pris des mesures interdisant la production avec des fossiles. Et on a interdit même des engins qui dégagent beaucoup la fumée, les machines qui produisent beaucoup des gaz à effet de serre. Et nous pensons que c’est déjà une prise de conscience et tout ce que l’humanité peut faire, c’est de prendre conscience et revoir sa manière de consommer, sa manière de produire et sa manière de travailler. Et le pouvoir public doit vraiment prendre des mesures pour stopper tout ce qui dégrade l’environnement ».

Vous pouvez suivre l’émission ici en podcast. Bonne écoute :

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